la chirurgie de l'épilepsie en région champagne ardennes

Publié le par AFE - association française pour les épilepsies

La chirurgie au secours de l'épilepsie

 

Le Dr Alexis Arzimanoglou a fait escale à Troyes, le temps d'une soirée

Des spécialistes se sont réunis à l'hôtel de ville de Troyes pour débattre du traitement chirurgical de l'épilepsie

 

Entre Paris et Stockholm, le Dr Alexis Arzimanoglou, neuropédiatre basé à Lyon et président de la Ligue française contre l'épilepsie, a pris le temps pour une escale à Troyes à l'occasion du colloque annuel de l'Association française des épilepsies de l'enfant de Champagne-Ardenne, organisé vendredi soir à l'hôtel de ville de Troyes.
Détectée le plus souvent chez des jeunes enfants ou après un traumatisme chez l'adulte, l'épilepsie est une affection neurologique qui provoque des crises engendrant le plus souvent convulsions et perte de connaissance. Ces crises sont plus ou moins graves et plus ou moins fréquentes selon le type d'épilepsie.


Cette année, Annick Bertin, présidente de la branche champardennaise de l'Association française des épilepsies de l'enfant avait décidé de centrer le colloque sur le traitement chirurgical de cette maladie. Cette technique, jugée dangereuse par les familles de malades puisqu'elle engendre une opération du cerveau, a le grand avantage, en cas de succès, de guérir des crises les malades opérés. Car les médicaments qui existent aujourd'hui permettent seulement de contrôler les crises : « Si le diagnostic est bon, si le médicament est bien choisi, il y a 52 % de chance que ce dernier permette de contrôler les crises. Avec un second médicament, le pourcentage tombe à 11 % », avoue le Dr Arzimonoglou.


Les malades qui ne réagissent pas aux médicaments, dits pharmacorésistants, peuvent subir un bilan pré-chirurgical. C'est là que tout se joue. En fonction du diagnostic établi, en observant le déroulement des crises ainsi que les imageries par résonance magnétique (IRM), la zone du cerveau touchée est identifiée : « Si le cerveau était une ville, la zone recherchée est semblable au carrelage de la salle de bain d'un appartement de cette ville », détaille le spécialiste. Et d'ajouter : « Il est très important de traiter les patients le plus tôt possible pour augmenter leurs chances d'insertion sociale. »
L'épilepsie, une maladie handicapante
La peur de la crise, une angoisse tant redoutée par les épileptiques.
« La maladie empêche clairement l'insertion sociale des patients. Elle entraîne souvent des difficultés dans la recherche d'emploi, dans la vie sexuelle des jeunes hommes et femmes », explique Annick Berlin.
Comme si cela ne suffisait pas, cette maladie souffre de préjugés. Pour rappel, l'épilepsie est une affection neurologique et non une maladie mentale. Elle n'intervient pas sur l'intelligence des patients même si les convulsions lors des crises peuvent donner cette impression.



 

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