signalétique des jeux vidéos

Publié le par AFE - association française pour les épilepsies

Jeux vidéo violents : Morano veut améliorer l'affichage

Selon la secrétaire d'Etat à la Famille, la signalétique actuelle sur les jeux vidéo est mal connue, pas assez visible et trop peu contraignante.

La signalétique qui figure sur les jeux vidéo est trop mal connue et pas assez visible selon la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano. Ces mentions écrites et pictogrammes doivent permettre aux parents notamment d'identifier l'âge minimum recommandé pour chaque jeu et son degré de violence. «On voit beaucoup trop de jeunes avoir accès facilement aux rayons des jeux vidéos les plus violents, les plus dangereux, et qui ne sont pas de leur âge et passer sans aucune difficulté à une caisse» a déploré Nadine Morano ce jeudi sur RMC/BFM.


Les logos PEGI (Pan European Game Information, http ://www.pegi.info/fr/) ne sont pas obligatoires mais les trois grands fabricants de consoles (Sony, Microsoft et Nintendo) n'acceptent pas les jeux non estampillés de ces sigles européens dans leur catalogue. Ils établissent d'une part un âge minimum recommandé (3, 7, 12, 16 et 18 ans) et peuvent aussi mentionner des contenus potentiellement choquants (violences, langage grossier, sexe…). Jusqu'à présent seuls 4 % des jeux classés sont conseillés aux plus de 18 ans, contre 12 % pour les plus de 16 ans et 24 % pour les plus de 12 ans. Mais cette classification n'est là qu'à titre d'information, sans aucun caractère contraignant et elle est encore très mal connue des parents. Si la quasi-totalité des 6-17 ans pratiquent les jeux vidéo, seuls 21 % des parents connaissent la signalétique PEGI d'après un sondage Ipsos.


Dans ce contexte, la secrétaire d'Etat à la Famille souhaite améliorer l'information des parents aussi bien en magasin que sur les packagings ou sur internet pour les ventes en ligne. Par ailleurs, elle aimerait que les mentions évoquant les risques d'épilepsie pour les joueurs qui restent trop longtemps derrière leur écran soient plus visibles sur les emballages. De son côté, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) estime qu'il est important de s'appuyer sur les logos PEGI et les faire mieux connaître. «La signalétique pourrait sans doute être améliorée, estime Olivier Gérard en charge des nouvelles technologies à l'Unaf, mais c'est un élément essentiel pour aider les parents à se décider et motiver ou non leur décision d'acheter un jeu.» Pour aller plus loin dans la discussion et évoquer le jeu vidéo sous tous ses aspects l'association a lancé avec huit autres partenaires une rubrique qui lui est consacrée sur son sitewww.pedagojeux.fr.

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