la prudence est de mise encore et toujours

Publié le par AFE - association française pour les épilepsies

Scoutes tuées : le chauffeur aurait eu une «absence»

 

Le jeune chauffeur, qui a tué deux adolescentes jeudi sur une route de l'Yonne, souffrirait d'une pathologie voisine de l'épilepsie. Agé de 18 ans, il venait d'avoir son permis de conduire.

Un accident lié à une maladie neurologique ? Le jeune chauffeur qui a tué deux jeunes filles scoutes jeudi sur une route de l'Yonne a pu être victime d'une «absence due à une pathologie parente de l'épilepsie», selon le parquet d'Auxerre. C'est l'explication que le jeune homme de 18 ans, qui a décroché son permis en avril, a fourni aux enquêteurs. Il a assuré ne pas se souvenir de l'accident. «Le jeune chauffeur, qui n'a pas d'antécédents judiciaires et n'a vraiment pas le profil d'un délinquant de la route, a effectivement consulté un spécialiste de ce type de maladie».

Indemne et «très choqué», le conducteur, qui a été placé en garde à vue, a subi des dépistages d'alcoolémie, dont les résultats devraient être connus la semaine prochaine, et de stupéfiants.

L'accident, dont les circonstances restent indéterminées, s'est déroulé jeudi peu après 16h00 sur la départementale 90 où marchait depuis la commune voisine de Rogny-les-Sept-Ecluses, un groupe de dix jeunes filles des scouts unitaires de France, âgées de 15 à 18 ans et et dépendantes du collège Stanislas à Paris. Le groupe s'était arrêté sur le bas-côté de la route quand la Polo Volkswagen a fauché et tué sur le coup les deux victimes, âgées d'une quinzaine d'années. Le reste du groupe lui est indemne.

Vers 21h15, le Haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, et Henri de Raincourt, le ministre chargé des relations avec le Parlement et ancien sénateur de l'Yonne, sont arrivés en hélicoptère de Paris à Bléneau, près de Saint-Privé, pour rencontrer les rescapées du groupe et les familles des victimes et leur témoigner leur soutien. Henri de Raincourt s'est dit «très ému» par ce drame dans «son» département : «Il faut qu'elles soient courageuses. Il faut montrer aux familles qu'elles ne sont pas seules dans ce moment terrible. Maintenant elles doivent se retrouver entre elles».

Un peu plus tôt, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, et le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, avaient fait part de leur «très vive émotion» et présenté «leurs condoléances aux familles des victimes». «En cette période de départ estival, ils rappellent à tous les conducteurs la nécessité d'une extrême vigilance au volant».

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